vendredi 8 octobre 2010

"The September Issue" by R.J Cutler



Film documentaire sortie en janvier 2010 avec Anna Wintour, en personnage principal, où Figurent des créateurs Haute Couture Karl Lagerfeld, Jean-Paul Gaultier, John Galliano, Vera Wang , ainsi que André Leon Talley (critique de mode), Candy Pratts ( directrice artistique de Style.com), Caroline Trentini ( mannequin Brésilinne), Coco Rocha ( mannequin Irlandaise), Sienna Miller (actrice et mannequin américaine)...
R.J Cutler a eu l'idée de faire un film sur Anna Wintour et Vogue après avoir lu un article dans le New York Magazine sur le Metropolitan Museum Costume Institute Ball, gala de charité annuel que supervise Anna. Elle est une figure redoutée et controversée du monde de la mode. C'est elle qui a eu l'idée d'utiliser la conception du numéro de septembre 2009 de Vogue comme fil conducteur du film.
Les spécialistes de la mode présents dans le documentaire portaient des vêtements chers et fragiles, donc ils n’ont pas pu être muni de micros cravates ou de transmetteurs. Pour pallier à ce manque, le réalisateur s'est entouré d'un preneur de son de choc, Edward L. O'Connor. L'équipe a travaillé avec des personnalités de la mode qui se méfiaient des caméras, comme Grace Coddington, la directrice de la création du magazine qui ne voulait pas être filmé. La solution pour se faire accepter était de gagner la confiance de toutes les personnes filmées. D’après le réalisateur pour y parvenir « il faut être celui que l'on dit être.
On vous offre la chance de découvrir un monde, en l'occurrence celui de Vogue, mais vous devez vous souvenir que ce monde est le leur, pas le vôtre." insiste le réalisateur.
Pour R.J. Cutler, un documentaire, c'est avant tout un travail de collaboration et cela conditionne tout ce que vous faites.

Anna Wintour, icône de la mode


Née le 3 Novembre 1949 à Londres, elle suit ses études  à la North London Collegiate School, où elle conteste l'uniforme en raccourcissant sa jupe et adopte la coupe au carré, sa marque de fabrique à 14 ans.
Dans le Londres branché des années 60, elle s'intéresse à la mode en suivant assidument l'émission de Cathy McGowan  « Ready Steady Go »et conseille son père, rédacteur du Evening Standard, sur la manière d'inciter les jeunes Londoniens du milieu des années 60 à acheter son journal.
Elle a commencé  à travailler à  15 ans dans une boutique branchée Biba, puis elle quitta ses études à 16 ans pour commencer une formation chez Harrods et prendre des cours de mode dans une école proche du magasin. Elle abandonna rapidement, prétextant que « la mode ne s'apprend pas ». À cette époque, elle fréquente des hommes plus âgés qu'elle et rencontre Richard Neville qui lui donna un premier aperçu de son futur métier avec le magazine Oz.
Elle fait ses premiers pas dans le journalisme de mode pour le magazine Harper's Bazaar à New York en 70 et devient par la suite Harper's & Queen. À cette époque, elle fait connaître le mannequin Annabel Hodin, une ancienne camarade de classe, et utilise ses relations pour la faire travailler avec des photographes reconnus comme Helmut Newton, puis se rend alors à New York avec sa nouvelle conquête, le journaliste freelance et playboy Jon Bradshaw.

 


En 75, ses photos innovantes occasionnent des conflits avec le rédacteur en chef Tony Mazzola,  elle se fait licencier au bout de 9 mois. Elle fait alors la connaissance de Bob Marley, qui lui est présenté par un ami de Jon Bradshaw et s'enfuit avec lui pendant une semaine.
Quelques mois plus tard, Bradshaw l'aide à décrocher son premier poste de rédactrice en chef mode au magazine Viva, créé par Kathy Keeton. Elle y travaille 2 ans jusqu’à la fin de sa publication  en 79. C’est la première fois qu'elle dispose d'une assistante personnelle, et c'est de là que lui vient sa réputation de patronne exigeante.
 Anna Wintour reprend alors le travail en 80 en tant que rédactrice en chef mode pour un magazine féminin succédant à Elsa Klensch. Le magazine cherchait à plaire aux femmes actives, carriéristes et indépendantes qui pouvaient financer leurs achats sur leur propre salaire, lectrices que plus tard Wintour ciblera avec le magazine Vogue.
Elle accède au poste de rédactrice en chef de mode au magazine New York l’année suivante. Tout les articles et les photos de mode qu'elle a produits jusque là commencent à attirer l'attention. Elle devient la protégée de l'éditeur Edward Kosner, qui lui permet quelques entorses à des règles qu'elle estime trop strictes, elle travail alors sur d'autres rubriques du magazine et se rend compte à quel point la présence d'une célébrité en couverture comme Rachel Ward peut influer sur les ventes du magazine.

Son travail est un jour repéré par Alex Liberman, directeur d'édition du groupe Condé Nast qui possède Vogue. En 83, elle devient directrice de la création, poste spécialement créé pour elle et lui permettant de doubler son salaire. Puisque ses fonctions ne sont pas clairement définies, elle se permet souvent de faire évoluer l'orientation du magazine sans en référer à l'éditrice, Grace Mirabella, ce qui entraine des tensions avec les autres journalistes.
Elle fréquente à cette époque le célèbre pédo-psychiatre David Shaffer, ils se marient en septembre 84 et eurent deux enfants Charlie et Katherine connue sous le nom de Bee.
En 85, elle remplace Beatrix Miller au poste de rédactrice en chef de l'édition britannique de Vogue. Elle en prend la direction en avril 86, peu après la naissance de son fils Charlie. Son entreprise finance sa maison, sa gouvernante ainsi que de nombreux vols en Concorde. Anna Wintour contribue à l'évolution de l'édition britannique de Vogue, en l'orientant vers le concept de l'édition américaine et s'inspirant du magazine Savvy. Elle remanie son équipe et exerce davantage de contrôle sur le magazine, ce qui lui vaut le surnom de « Nuclear Wintour ».


Liz Tilberis la remplace lorsqu'elle prend la direction du magazine House & Garden à New York. Ce dernier a été devancé par le magazine Architectural digest. Elle obtient carte blanche pour redresser sa situation et en profite donc pour faire des remaniements radicaux du personnel, puis sur le look du magazine. Elle y introduit tellement de photos de mode que certains renomment le magazine House & Garment (Maison & Vêtement au lieu de Maison & Jardin), ou encore Vanity Chair référence au magazine Vanity Fair en raison des nombreux sujets traitant des célébrités. Tous ces changements ne profitent pas au magazine.
Au bout de 10 mois, Le groupe Condé Nast transfère Anna Wintour au poste qu'elle attendait depuis longtemps : la direction de Vogue. A l’époque de Grace Mirabella, le magazine était plus centré sur le style de vie que sur la mode.

 
Chaque jour, elle se lève à 6h du matin, joue au tennis, se coiffe et se maquille, puis rejoint les bureaux de Vogue à 8h. Jamais en retard lors des défilés de mode, elle utilise ses temps d'attente pour passer des appels téléphoniques et prendre des notes, dont certaines de ses meilleures idées lui sont venues à des défilés.
Son contrôle sur le magazine est légendaire, en particulier la mise en page des photos qui reste son point fort. Les photographes commencent leur travail qu'après son approbation des épreuves du décor et des vêtements, puis ils doivent soumettre tous leurs travaux à la rédaction. Elle laissait souvent la tâche de rédiger le texte accompagnant la mise en page à d'autres. Aujourd'hui, elle écrit peu pour le magazine, si ce n'est l'éditorial mensuel. À Vogue, il semblerait qu'elle ait trois assistants à temps plein.
En tant que rédactrice en chef de la plus prestigieuse revue de mode, sa garde-robe publique est souvent surveillée et imitée. Alors que dans les premiers temps elle mélange T-shirts et vestes en jean de créateurs, dès lors qu'elle intègre Vogue comme directrice de la création, elle passe aux ensembles tailleurs et jupes Chanel. Elle a continué de les porter, même au cours de ses grossesses, les jupes légèrement fendues au dos et dissimulées par la veste.
Sa pratique du port de lunettes de soleil de l'intérieur a fait l'objet de nombreuses spéculations. Toutefois, selon le biographe Jerry Oppenheimer, elle cherche réellement à dissimuler des problèmes de vue (la vision de son père s'était gravement détériorée dans ses dernières années et elle craint de subir le même sort). Interrogé à ce sujet, un ancien collègue se rappelle avoir un jour trouvé ses Wayfarer dans son bureau alors qu'elle était sortie, de les avoir essayées et de s'être senti mal tant la force de correction des verres était élevée.

 












Anna Wintour, sa fille Katherine et le grand journaliste de mode André Leon Talley

Au fil du temps, Anna Wintour est devenue une icône de la mode. Sa coupe au carré et ses lunettes de soleil sont habituels au premier rang des plus grands défilés de mode. Aujourd'hui, elle est une institution dans le monde de la mode, tout comme son magazine. Mondialement réputée pour découvrir les nouvelles tendances et pour lancer de jeunes créateurs, sa froideur et son exigence lui ont valu le surnom de Nuclear Wintour (hiver nucléaire). En 2003, Lauren Weisberger, une de ses anciennes assistantes personnelles a d'ailleurs écrit un roman inspiré de son expérience, Le diable s'habille en Prada qui a été adapté au cinéma en 2006, avec Meryl Streep dans le rôle de Miranda Priestly, dont le personnage est inspiré d'Anna Wintour, et dans Ugly Betty, où une défunte femme nommée Fey Sommers lui ressemble extrêmement. Les défenseurs des animaux la prennent régulièrement pour cible, en raison de son goût pour la fourrure.
 




Ses citations : "Si vous regardez n'importe quelle grande photographie de mode sortie de son contexte, elle vous en dira autant sur ce qu'il se passe dans le monde qu'un titre dans le New York Times. "
                     « Je n’ai qu’une seule faiblesse, ce sont les gens que j’aime. »


mardi 5 octobre 2010

Réouverture de la boutique Chanel à New York



Le 9 Septembre 2010 a eu lieu la réouverture de la boutique Chanel, dans le quartier de Soho.

Pour l'inauguration, des célébrités de la mode, du cinéma et de la télévision étaient de la partie et sont apparues à cet événement très élégantes, comme Rachel Zoe, Petra Nemcova et Chanel Iman, ou les stars de la série Gossip Girl : Blake Lively, Chace Crawford et Leighton Meester.
                                          Karl Lagerfeld et Diane Kruger
                                 Blake Lively, , actrice de la série Gossip Girl

                                      Chanel Iman, mannequin américaine

                                Leighton Meester, actrice de la série Gossip Girl

                                 Margherita Missoni, héritière de la marque Italienne

                                    Sarah Jessica Parker, actrice américaine

  Rachel Zoe Célèbre styliste américaine
                                                   http://soho-2010.chanel.com/#/events

La rumeur cour comme quoi Rachel Zoe attendrai un bébé

Elle aurait confié à une amie qu'elle serait enceinte de trois mois.
Mariée depuis 1998 à son amour d'université Rodger Berman, la charismatique créatrice de mode dont la série télévisée The Rachel Zoe Project est de plus en plus populaire dans le monde entier, aurait confessé qu'elle désirait faire une pause dans sa vie professionnelle et que c'était le bon moment pour elle d'attendre un bébé.

Interview de Rachel Zoe par Kenya Hunt journaliste du Métro Montréal

Quand avez-vous assisté à votre premier défilé de mode?
Je me souviens d’avoir assisté à un défilé de Marc Jacobs sans y avoir été invitée. J’occupais le poste d’adjointe et j’étais déterminée à y aller. Je patientais dans la file d’attente d’un kilomètre de longueur. Je me souviens que Patrick McMullan (le célèbre photographe du circuit social de New York) m’a vue à l’extérieur et m’a demandée qui j’étais. Ma réaction a été : «Qui êtes-VOUS? » Il a pris ma photo. Il avait l’air de penser qu’il allait prendre des photos de moi pendant longtemps. Il m’a fait entrer, et j’ai même fini par avoir une place assise. C’était le meilleur défilé de tous les temps. Au cours de la même année, j’ai moi-même piloté un avion pour me rendre aux défilés de haute couture à Paris. À mon avis, tout le monde devrait assister à un défilé de haute couture à Paris, que l’on aime la mode ou pas. Au fond, c’est com­me aller au théâtre, mais pour voir un défilé.
Maintenant que vous faites beaucoup plus que du stylisme, comment déterminez-vous à quelles semaines de la mode vous irez?
Je suis très occupée. Pour moi, ces dernières saisons, le problème, c’est que je filme et promeus mon émission et que je développe des produits. New York est certainement importante pour moi. En général, je n’aime pas rater la Semaine de la mode de Paris. La saison dernière, physiquement parlant, je ne pouvais pas y participer ni à la semaine des Oscars. À la place, je suis allée à Milan. Bien entendu, je pouvais visiter le site style.com pour voir les défilés, mais de nombreux designers sont mes amis. J’essaie donc de me déplacer pour les soutenir. Par exemple, je ne manque jamais Oscar de la Renta, Marc Jacobs, Chanel et Calvin Klein. Je crois qu’il est important de donner au public de mon émission un aperçu de toutes les semaines de la mode. Elles sont totalement différentes les unes des autres.  
En réalité, considérez-vous que votre émission est un moyen pour les téléspectateurs de voir comment la mode fonctionne?
L’objectif de l’émission consiste à informer le public. Dans le cas des semaines de la mode, ils découvrent le charme particulier de chaque ville.

Vous imagineriez-vous abandonner le stylisme et cesser d’assister aux semaines de la mode un jour?
Je ne vous mentirai pas : il est difficile de tout faire. En même temps, je ressens une poussée d’adrénaline. Mais je suis fatiguée parce que je pense constamment à 20 choses. Une grosse première, la saison des prix, une collection pour QVC, le tournage de mon émission, les semaines de la mode. De plus, j’ai mon site Web. Au bout du compte, c’est mon nom qui figure sur la porte. Je dois être extrêmement soucieuse des aspects pratiques. Il y a un an, j’envisageais de faire une transition et de délaisser le stylisme. J’ai pris conscience que je ne pourrai jamais vraiment y renoncer. J’ai débuté en tant que styliste, et c’est au centre de ce que je fais.      

À l’ère des blogues sur le style de la rue, croyez-vous que les célébrités influent sur la manière dont les gens se vêtent autant qu’il y a cinq ans, disons?
Je crois que la mode et les célébrités s’alimentent constamment. Les célébrités agissent sur la mode et vice-versa.
Il y a plusieurs années, vous étiez au cœur du débat de la taille zéro à Hollywood lorsque les gens s’en prenaient à vous parce que des célébrités comme Lindsay Lohan et Nicole Ritchie avaient l’air très mince. Compte tenu de toute la mauvaise presse dont vous avez fait l’objet, avez-vous hésité à faire une émission de téléréalité? 
En 2006, c’est une chose très, très étrange qui s’est produite. Au départ, je me demandais si c’était une plaisanterie. Ces femmes incroyables, avec lesquelles je travaillais à l’époque, disaient qu’elles subissaient ça depuis des années. Peu importe. Les gens penseront ce qu’ils voudront. Quand j’ai décidé d’aller de l’avant avec l’émission, j’étais pétrifiée. Je croyais que ça leur donnerait plus de matériel pour me détester ou rire de moi. J’ignorais ce qui allait se passer. Pour moi, l’émission représentait un autre volet de mon métier et une autre possibilité de développer ma marque. Quand les gens ont regardé mon émission, ils ont commencé à s’apercevoir que j’étais très gentille, que je traitais très bien mon équipe et que j’étais mariée à la même personne depuis 12 ans. Les gens ont eu l’occasion de me voir sous mon vrai jour. La personne que vous voyez dans l’émission, c’est exactement moi, pour le meilleur ou pour le pire. Je ne suis pas cette personne froide du monde de la mode.      
Que pensez-vous du débat portant sur les mannequins ultra-minces et les mannequins taille forte qui se poursuit dans l’industrie de la mode depuis quelques saisons? Estimez-vous que les
mannequins soient trop minces en général?

Je pense que Diane Von Fürstenberg [présidente du Council of Fashion Designers of America] est en train de prendre des mesures incroyables pour s’assurer que ces jeunes filles sont en santé. Pour ce qui est de mon rôle, les gens cherchent toujours quelqu’un à pointer du doigt. Mais plus de designers qu’avant sélectionnent des filles qui sont rondes, voluptueuses et manifestement en santé pour leurs défilés. On envoie un message. Il est clair que des mesures sont prises.
Pourquoi le poids et la taille irritent-ils tant les gens?
Le monde est obsédé par ça. Ça fait partie de notre culture. Les cures, les détoxifications et les produits pour perdre du poids sont partout à la télévision et dans les magazines. C’est une grosse affaire. Je ne crois pas que le débat prendra fin dans un proche avenir. 

À quoi votre nouvelle collection de vêtements ressemblera-t-elle?
Elle comportera seulement des vêtements que je porterais moi-même. Il y aura des vêtements de sport incroyables. Il y aura aussi beaucoup de diversité et de vêtements pour la vie quotidienne. Et beaucoup de vêtements de jour et de soir. Coté prix, ils seront le plus abordable possible.




[Ji]-Ep.1 (1/5) "Dressless for the Globes" The Rachel Zoe Project

La styliste américaine la plus en vogue Rachel Zoe


Née à New York en 1971, Rachel Zoe Rosenzweig grandit dans le New Jersey auprès de ses parents collectionneurs d'art. Elle fut attirée très tôt par le monde de la mode, non pas par la création pure, mais par le fait d'associer différentes pièces pour obtenir un look sortant de l'ordinaire. Elle commença par relooker la mère d'un de ses voisins à l'âge de 8 ans. À 13 ans lors d'un voyage à Paris, elle n'a qu'une obsession, trouver la boutique Louis Vuitton afin de dépenser toutes ses économies dans un messenger bag.
Rachel Zoe a toujours voulu se démarquer des autres, l'a poussée a être souvent sur lookée, ce qui lui attira plus de moqueries que de compliments durant son adolescence. Les années 90 fut  la pire période que la mode ait connue pour elle, qui ne rêvait que de longues robes folk, Rachel fut confrontée aux silhouettes Montana et Mugler qui ne flattaient guère son désir de féminité bohème.
Malgré son attirance pour la mode, elle éprouve une véritable fascination pour les gens qui l'entourent, désire approfondir le sujet en s’orientant vers des études en psychologie et obtient un diplôme en sociologie et psychologie  à la George Washington University. C'est lors d'un job étudiant qu'elle rencontra Rodger Berman, qui deviendra son mari cinq ans plus tard.
Rachel Zoe s'envole alors pour New York, où elle devient rédactrice de mode chez YM (magazine pour ados). Elle commence à travailler comme styliste personnelle auprès des stars, c’est alors que sa carrière décolle. Son agent lui conseille alors de n'utiliser que son prénom : Rachel Zoe Berman devient alors Rachel Zoe.
En 2003, elle acquit sa notoriété à travers le monde
grâce au relooking qu'elle a opéré avec Nicole Ritchie,  son style change radicalement : la Californienne vulgaire se métamorphose alors en mini liane bohème chic. Cependant, cette transformation fait polémique en raison de sa perte de poids fulgurante, qui va attirer l'attention sur la possible influence néfaste que pourrait avoir Rachel Zoe sur elle.
Si Nicole Richie devient plus que mince, c'est également le cas des autres jeunes filles dont Rachel Zoe supervise la garde-robe, dont notamment Lindsay Lohan et Keira Knightley. La styliste semble alors prôner la taille zéro, et l'imposer comme critère esthétique aux petites stars en devenir qui passent entre ses mains.

Malgré tout, Rachel Zoe révolutionne les Etats-Unis  et les coutumes des tapis rouges en conseillant des filles comme Kate Beckinsale, Cameron Diaz, et Jennifer Garner, elle imprime sa marque de fabrique "bohème vintage" là où auparavant seul le glamour hollywoodien régnait. Sa formule robe longue, maxi lunettes et pochette oversize, le tout porté avec désinvolture chic.




Le dressing de Rachel Zoe est submergé par des tenues, accessoires et bijoux que lui envoient couturiers, griffes et petits créateurs qui désirent se faire connaître. Très vite, Rachel Zoe devient le passage obligé entre les VIP en vue et le monde de la mode, elle est conviée à toutes les présentations privées.
La styliste est dotée d'un fort pouvoir, il lui suffit de faire porter tel ou tel sacs à l'une des célébritées pour que ce dernier devienne dans la journée un it bag. Les marques y voient leur intérêt et flattent de toutes les manières possibles celle qui semble avoir le don de booster leurs ventes.
Cependant, au fil des saisons, on se rend compte que Rachel Zoe aurait tendance à copier-coller son propre style pour le réadapter aux Jessica Simpson et consorts, à tel point que la presse les dénomme les "Zoe bots" en référence au film "l'Attaque des clones".
En 2006, Nicole Richie congédie Rachel Zoe et l'accuse d'être elle-même anorexique, ainsi que d'avoir une très mauvaise influence sur les jeunes filles qu'elle conseille. On la soupçonne même d'avoir pris des médicaments vétérinaires visant à perdre du poids et d'en avoir distribué à ses protégées. Cependant, cela n'empêche pas la styliste de continuer son business plan et de conserver ses clientes fortunées comme Liv Tyler ou Demi Moore qui sont d'ailleurs très satisfaites de ses services.

Finalement, ce dérapage avec Nicole Richie n'aura fait qu'accentuer la notoriété de la styliste.
Son livre, "Style A to Zoe" sur ses leçons de style, le must have fashion s'est vendu à des milliers d'exemplaires, les fashionistas attendait impatiemment la diffusion de son reality show en septembre 2008, où l'on voit Rachel Zoe dans toute sa splendeur dans sa vie de styliste des célébrités, de tapis rouge en rédactions de magazines en passant par les défilés de mode des plus grands couturiers, ses RDV avec ses clientes VIP, ses séances de shopping effrénées et les backstages de sa vie pour le moins agitée...

Rachel Zoe n'hésite pas à défier Anna Wintour, en affirmant qu'elle est plus influente qu'elle et continue d'afficher sa ligne de crevette sans sourciller, se targue de se vouer corps et âme au bien-être de ses clientes et a été débauchée par son amie Tamara Mellon (Jimmy Choo) pour s'occuper du stylisme de la griffe Halston.